Le compostage est une décomposition biologique conduite en présence d’air. Déchets de cuisine, feuilles et petits végétaux deviennent une matière sombre qui améliore le sol lorsque le mélange reste varié, humide sans être détrempé et suffisamment aéré.

Choisir votre point de départ
Un jardin
Le bac ou le tas accepte déchets de cuisine et matières végétales, avec une réserve de sec.
Démarrer au jardin →Un appartement
Lombricomposteur, bokashi ou compostage partagé répondent à des contraintes différentes.
Comparer les solutions →Un brassage facile
Le tambour rotatif simplifie le mélange mais demande une zone de maturation.
Comprendre le rotatif →Les trois équilibres
Humide et sec
Épluchures, marc de café et tontes apportent de l’humidité. Feuilles mortes, broyat et carton brun absorbent l’excès d’eau et gardent de la structure.
Fin et grossier
Les matières fines se tassent ; les brindilles et fibres créent des passages d’air. Fragmenter les éléments très durs aide la décomposition sans transformer tous les déchets en poudre.
Air et eau
Les organismes du compost ont besoin des deux. Une masse détrempée sent mauvais ; un mélange desséché cesse de se transformer. Brassez et corrigez progressivement.
Que mettre dedans ?
Les épluchures, marc de café, filtres en papier, fruits abîmés, feuilles et petites tailles conviennent. Viande, végétaux malades ou matières très dures demandent des précautions. Plastiques, verre, métaux, bois traité et produits chimiques n’ont pas leur place dans le compost.
Consulter le guide des matières →
Corriger un problème
| Signal | Premier contrôle | Action |
|---|---|---|
| Odeur forte | Humidité et compactage | Ajouter du sec et brasser |
| Moucherons | Déchets frais visibles | Enfouir et couvrir |
| Rien ne se transforme | Sécheresse ou apports trop grossiers | Humidifier peu et fragmenter si nécessaire |
| Animaux attirés | Restes accessibles | Enfouir, fermer le bac et adapter les apports |
Reconnaître le compost mûr
La matière finale est sombre, friable, à température ambiante et sent la terre. Les déchets d’origine sont difficilement reconnaissables, sauf quelques morceaux ligneux que vous pouvez remettre dans le cycle suivant.
Retourner au sol
Le compost mûr s’utilise au potager, dans les massifs, sous les haies ou en mélange dans les jardinières. Les quantités dépendent des plantes et du sol. L’ADEME donne des repères distincts selon les usages ; évitez le contact direct d’une matière jeune avec les graines.
Le tri reste local
Depuis 2024, le tri à la source des biodéchets est généralisé. Cela ne signifie pas que chaque foyer doit acheter un composteur : la collectivité organise une solution, qui peut être une collecte, un point d’apport ou un compostage individuel ou partagé.
Commencer en une semaine
Le premier jour, choisissez la solution adaptée à votre logement et identifiez la sortie de la matière : jardin, jardinières, don ou dispositif partagé. Installez ensuite un contenant pour les déchets de cuisine et une réserve de brun. Pendant quelques jours, observez surtout le volume produit ; cette mesure concrète aide à choisir la capacité du système.
Au premier apport, mélangez les matières plutôt que de constituer une couche d’épluchures. Le lendemain, contrôlez l’odeur et l’humidité. À la fin de la semaine, notez ce qui vous a manqué : carton, place, accès à l’eau ou temps de brassage. Ces ajustements simples rendent la pratique durable.
Ne pas confondre les sorties
Un compost mûr, un lombricompost, une matière fermentée au bokashi et un liquide de drainage ne s’utilisent pas de la même façon. Identifiez le produit réellement obtenu et suivez les conseils propres au système. Cette distinction évite d’appliquer trop tôt une matière encore active près des racines.
Source : ADEME — cinq règles pour réussir son compost, consultée le 24 septembre 2026.
Source : ADEME — utiliser le compost au jardin, consultée le 24 septembre 2026.